01 20072007-11-25T20:45:32+01:00302007bSun, 25 Nov 2007 20:45:32 +0100System/Localtime, 2007

– Intempéries : 2 morts et 8 blessés à Alger

Enregistré dans : Politique — hwawi @

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur plusieurs régions du nord de l’Algérie ont fait deux morts dans un glissement de terrain et huit blessés dimanche à Alger. La ville a été partiellement paralysée une bonne partie de la journée de dimanche.

Les inondations ont fait d’importants dégâts matériels : des maisons effondrées, d’autres inondées, un pont détruit par les crues d’un oued à Beni Messous dans la banlieue ouest, des routes inondées ont été partiellement ou totalement fermées à la circulation, des éboulements et des glissements de terrains ont été enregistrés dans plusieurs quartiers.

Ces fortes chutes de pluies ont provoqué des embouteillages monstres. Des milliers de travailleurs et d’étudiants n’ont pu entrer ou sortir d’Alger pour rejoindre leurs lieux de travail ou leurs campus. La paralysie de la circulation automobile les a contraint à rebrousser chemin pour rentrer chez eux.

Une cellule de crise a été installée au niveau de la wilaya (préfecture) pour suivre l’évolution de la situation, d’autant que le mauvais temps va persister jusqu’à lundi soir, selon les services de la météo.

Le 10 novembre 2001, les pluies torrentielles qui s’étaient abattues sur la capitale avaient fait plus de 800 morts et provoqué d’importants dans le quartier populaire de Bab El-Oued.




– Terrorisme : AQMI confirme la mort d’un “émir” et menace de perpétrer de nouveaux attentats

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La branche d’Al-Qaïda au Maghreb (AQMI, ex-GSPC) vient de confirmer la mort de l’un de ses responsables, Abdelhamid Saâdaoui, alias Yahia Abou Haythem, 41 ans, dans un accrochage avec les forces de sécurité au niveau d’un barrage de contrôle près de Tizi Ouzou, à 100 km à l’est d’Alger, dans un communiqué daté du 23 novembre mis en ligne le 24 sur son site Internet. 

AQMI a indiqué que Yahia Abou Haythem, abattu le 14 novembre sur la route reliant Tizi Ouzou à Azazga, faisait partie des premiers islamistes ayant pris le maquis en Algérie. Il avait passé 14 ans dans les maquis et occupé plusieurs postes de responsabilités, dont le dernier en date était celui de responsable de la Commission communication. 

La lecture du communiqué laisse à penser que la confirmation de la mort de  l’« émir » (chef) Abdelhamid Saâdaoui est utilisée comme prétexte par la branche d’Al-Qaïda au Maghreb pour tenter de « remonter le moral » des ses troupes. Celles-ci semblent désarçonnées par l’élimination, l’arrestation et la reddition, depuis avril dernier, de plusieurs « émirs » et responsables parmi ceux constituaient le noyau dur et la locomotive de l’organisation.  

« La mort de dirigeants est un signe que nous sommes sur la bonne voie », écrit la branche d’Al-Qaïda au Maghreb dans son communiqué.  

Cette organisation a déclaré qu’elle n’est pas affaiblie après l’élimination de plusieurs de ses responsables, mais elle a admis qu’il lui faudra un « mois ou quelques semaines pour se réorganiser », avouant donc, implicitement, qu’elle a subi de sérieux revers de la part des services de sécurité.  

Cette réorganisation pourrait être marquée par la destitution de l’actuel chef national de l’organisation, Abdelmalek Droukdal, alias Abou mossaâb Abdelouadoud.  

La branche d’Al-Qaïda au Maghreb a terminé son communiqué, signé par la Commission communication, par la menace venger la mort de ses responsables en perpétrant de nouveaux attentats. “Même très affaibli, l'ex-GSPC reste un groupe potentiellement dangereux qui peut profiter des défaillances des uns et des autres pour faire de nombreuses victimes”, estimait le quotidien El Watan dans son édition du 24 novembre 2007.